 |
|
| Société - Santé publique |
|
| Création de l’union insulaire des mutuelles de santé d’Anjouan |
| Publié par: HZK-Presse: 27/07/2009 - 09:22:45 |
Cet article a été lu: [58] fois |
|
| Le réseau mutualiste d’Anjouan serait en fait le dernier à se mettre en place après Ngazidja et Mwali. Avec un effectif de 5500 adhérents seulement pour Anjouan, le Centre international de développement et de recherche (CIDR), qui pilote le projet, a constaté qu’il était temps pour l’île de se doter de son propre bureau afin de mieux gérer ces organisations, réparties dans plusieurs régions et associations de l’île.
Au début en 2006, le coordinateur du projet, Boutiquant avait envisagé de commencer par les Sanduk. Effectivement certains ont répondu positivement mais après ce sont les associations féminines qui s’y sont intégrées rapidement, car les femmes en sont les premières cibles et du fait que l’essentiel des ressources proviennent des les hospitalisations.
Et depuis juillet 2008, Boutiquant a fait le parcours de combattant afin de mener la sensibilisation auprès de toutes les institutions, publiques ou privées, et en une année le succès a été au rendez-vous, avec un chiffre passé de 1000 à 5500 adhérents. Afin de répondre aux besoins de tous ces adhérents, le CIDR a signé des conventions avec tous les hôpitaux d’Anjouan, les postes de santé, les pharmacies et ce, pour mieux défendre les intérêts de mutualistes. |
|
En prenant certains exemples concrets, dans les hôpitaux des tarifs préférentiels sont appliqué au profit des affiliés avec un prix réduit de 50%, voir même symbolique pour chaque opération qui s’effectue à l’intérieur de l’hôpital et en dehors comme dans les pharmacies, les mutualistes en possession de leurs cartes d’adhérent bénéficient des prix exceptionnels.
Et pour fédérer les sept organisations mutualistes de l’île, le CIDR les a tenu une assemblée générale ce vendredi 24 juillet à l’Alliance Franco-comorienne de Mutsamudu. Sur place ils ont ensemble étudié les statuts et règlements qui feront fonctionner le bureau d’Anjouan, en présence des responsables des réseaux de la Ngazidja et de Mohéli pour venir expliquer les bienfaits et les contraintes tirés de leurs expériences respectives.
En prenant l’exemple qu’a donné Mohamed Rafion, président de la fédération de l’AMSN à Ngazidja, il a fait l’historique depuis 1999 date de la création à Moroni, en 2000 les associations se sont intégrées une à une jusqu’à arriver en 2002 lorsque le réseau de Ngazidja a connu sa plus grande contrainte, avec la fermeture totale de l’organisation suite à une non assistance technique pendant deux ans.
En 2004, Ngazidja a repris les activités tout en proposant des formations aux différentes organisations afin d’éviter le problème d’ingérence et pour palier les difficultés de cette phase, une autre philosophie fut mise en place, pour faire adhérer en masse les familles dans les organisations, et échapper ainsi aux contraintes et problèmes financiers.
Et depuis 2005 Ngazidja a remis le train sur les rails et compte aujourd’hui près de 7500 bénéficiaires avec 33 millions fc de budget de prestation pour mieux servir ses adhérents. L’autre contrainte qu’a souligné le président Rafion et qui est un des problèmes majeurs, c’est que le gouvernement de Ngazidja n’a jamais voulu s’impliquer dans l’organisation alors qu’il est prévu de gérer ensemble la structure au profit de la population.
En revenant sur le cas d’Anjouan et contrairement à Ngazidja, ici le gouvernement de l’île s’implique beaucoup dans les affaires, à en croire Docteur Abdou Salami, commissaire en charge de la santé à Anjouan qui a déclaré que « d’ici un mois une résolution sera prise entre les autorités de l’union et de l’île pour le contrôle des médicaments qui entrent dans notre pays sans obtenir l’aval du ministère concerné », et ceci selon le commissaire « pour éviter le désordre dans les pharmacies » qui sont ouvertes un peu partout dans l’île. Il dit d’ailleurs tout ignorer de ces pharmacies qui sont plus d’une centaine ouvertes récemment alors qu’il n’a jamais signé une quelconque autorisation pour leur ouverture.
Mais concernant la mutuelle de santé, l’on apprend ici que ce type de rassemblements regroupant les organisations mutualistes, vise à préparer en douce le prochain départ du CIDR qui entend laisser les rennes du projet aux comoriens après son retrait définitif du pays.
Pour Matilde qui supervise la coordination nationale du CIDR, « une phase importante a été avancée, 13 500 bénéficiaires au niveau des trois îles c’est un grand pas franchi. On a crée une Union dans chaque île et bientôt une Union à l’échelle nationale verra le jour, et c’était notre but dès le début, vers la généralisation des mutuelles de santé d’ici 2010. Toutefois on ne va pas laisser tomber directement ces organisations, que nous continuerons d’accompagner pas à pas en leur laissant cette chance de se gérer elles-mêmes ».
Et pour favoriser l’émergence des organisations, l’assistance a jugé utile de valider dans un premier temps les textes, avant de passer la phase de la fédération de toutes les mutuelles de l’archipel, ils l’ont planifié ensemble qu’il s’effectuera en décembre prochain.
Naouir Eddine Papamwegne
|
|
| RÉACTIONS PUBLICS |
| Auccune réaction |
|
précédent < | 1 | > suivant
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
SESSION MEMBRE |
|
|
|
|
 |
SUJET LIÉ |
|
|
|
|
 |
DERNIÈRE MINUTE |
|
|
|
|
| ZOOM |
Interview
 |
Interview
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|