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| Société - Crash de l’A310 Yemenia |
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| Les familles des victimes de la diaspora ont regagné la France |
| Publié par: HZK-Presse: 23/07/2009 - 23:05:51 |
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| Le tout nouvel ambassadeur des Comores en France, Abdallah Mirghane a donné une conférence de presse lundi 20 juillet dernier au ministère des relations extérieures et de la coopération. Assisté du chargé de la communication à la cellule de crise sur le crash de l’A310 et d’un conseiller du ministre, M. Mirghane a fait état des tractations diplomatiques et des efforts déployés avec les autorités françaises dès la matinée du 30 juin, quelques heures après l’annonce du drame.
Le président de l’Union sera « en contact permanent » avec lui, dit-il, depuis Tripoli où il se trouvait dans le cadre du sommet de l’Union Africaine. Il rejoindra la cellule de crise à l’aéroport parisien de Roissy Charles De Gaulle où les premiers passagers ont embarqué la veille vers Moroni via Sanaa. « Trois équipes ont été mises en place », ajoute-t-il, avec pour objectif d’assister les familles proches des victimes. « Une plainte est ainsi déposée prés du tribunal de Bobigny » en région parisienne, pendant que les autorités de l’aéroport devaient saisir la compagnie et l’assureur, explique M. Mirghane.
Au terme des échanges entres les autorités françaises, yéménites et l’ambassadeur des Comores, la compagnie Yémenia assurera les frais de transport d’un avion affrété par le ministère des affaires étrangères français pour les familles des victimes et une équipe de techniciens dont des médecins, psychologues et assistants. 181 personnes ont fait le déplacement à Moroni. Les familles et proches des victimes étaient accompagnés d’une ambassadrice française chargée spécialement du dossier. Au bout de sept jours, les familles ont pu se recueillir à la mémoire des disparus et entamer un long travail de deuil en partageant ainsi la douleur de ce drame du 30 juin.
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Pour Abdallah Mirghane, le dossier ne fait que commencer puisqu’il faut que les familles des victimes soient identifiées à partir de l’état civil français et comorien. Sur le plan judiciaire, deux plaintes seront déposées l’une au tribunal civil et l’autre au pénal par les familles d’ici moins de deux ans. C’est ainsi que l’ambassadeur des Comores dit avoir ouvert ses portes aux familles des victimes en France pour préparer les dossiers relatifs aux plaintes.
Il laissera entendre que les démarches entreprises par les autorités comoriennes au sujet des recherches, « visent à éclairer l’opinion en général », estimant « qu’en dépit de ses faibles moyens le pays dispose d’une intelligence et des partenaires et amis disposés à répondre à nos doléances ». L’ambassadeur des Comores en France prendra le vol de retour le lendemain dans la matinée avec une partie des familles des victimes. Une trentaine seulement ont libéré leurs places retour tandis qu’une vingtaine d’autres ont été injoignables, dira l’ambassadeur.
A. Nabahane
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