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| Société - Conflit foncier de Malouzini |
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| « Des résultats d’ici le mois d’octobre » |
| Publié par: HZK-Presse: 21/07/2009 - 21:51:22 |
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| Mise en place depuis le 4 avril passé au lendemain du conflit qui a opposé des jeunes d’Iconi et de Moroni, la commission ad hoc pour la résolution des conflits fonciers de Malouzini poursuit ses travaux. Quatre mois après leur entrée en fonction, les membres de cette structure se sont penchés sur une soixantaine de dossiers dont son secrétaire général et porte parole, Saïd Soilih Charif, divise en trois catégories.
D’abord « ceux dont le conflit est en cours de procès ou que des jugements ont été prononcés ». Il y a également d’autres dont « les terrains ont été vendus à deux ou trois reprises » et enfin des dossiers déposés « uniquement pour leur légalisation ». A côté de ces conflits, il faut aussi noter l’occupation illégale de certains terrains domaniaux par des privés. « On trouve même des hauts responsables qui ont acheté ces terrains », déplore M. Charif qui mentionne des « lacunes dans l’occupation du sol dans le pays ».
Cette commission de 11 membres, composée notamment de représentants des administrations de l’Union ainsi que de l’île, des représentants des communautés concernées, de la gendarmerie et de la justice, a une mission de médiation dans ce conflit. « Notre mission consiste d’abord à déceler les erreurs et apprécier l’authenticité des documents » censés attester le droit de propriété de chaque parcelle litigieux, explique Saïd Soilih Charif, dans leur bureau installé au palais du peuple.
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Le moins que l’on puisse dire c’est que les membres de cette commission ont du pain sur la planche. Face à un dossier très sensible qui a « exposé la vie des gens », comme le souligne très bien le secrétaire général de cette structure, il leur faut plus de prospection et de discernement. Ils doivent notamment travailler en toute objectivité. « Evitons de faire re-déborder la vase », cette phrase, glissée dans un communiqué affiché sur les portes du local abritant le siège de la commission et rappelant les membres à plus de prudence, a tout son sens.
Le secrétaire général de la commission ad hoc qui relève que le temps qui leur est imparti est relativement court assure « qu’ils s’attèlent afin de pouvoir fournir des résultats d’ici le mois d’octobre ». Ce samedi 18 juillet, ils ont reçu le préfet du centre pour « l’informer de l’évolution de nos travaux et lui donner les éléments dont nous disposons », indique Saïd Soilih Charif.
C’était aussi pour lui demander de contacter les maires et chefs des villages des régions, pour voir comment envisager un règlement à l’amiable des conflits qui peuvent être résolus sur le terrain. En fait, après quatre mois passés dans leur bureau, ils projettent de descendre sur le terrain dès cette semaine afin de tenter d’apporter leur contribution au désarçonnement de ces conflits à répétitions qui menacent la cohésion sociale.
Said Ali
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