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| Société - Crash de l’A310 de Yemenia |
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| Dunkerque pleure la disparition de Salitouna |
| Publié par: HZK-Presse: 20/07/2009 - 12:47:36 |
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| Elle s’appelait Madaly Salitouna, mais pour les intimes, elle était plutôt connue par son surnom « Jeannette ». Cette franco-comorienne qui résidait depuis une trentaine d’années en France, dans la ville de Dunkerque où elle était une employée exemplaire de la Mairie, fait partie des 152 victimes du vol IY 626 de l’A310 de Yemenia Airways, qui s’est écrasé le 30 juin dernier au large de la Grande-Comore, son île natale.
Son mari et ses enfants sont toujours sous le choc, suite à cette dramatique disparition. Toute la communauté comorienne de Dunkerque, s’est associée au deuil qui a frappé tout un pays. Cette employée modèle de l’Ecole Paule-Meurisse de Petite-Synthe, était appréciée pour son dynamisme, sa modestie et sa générosité. Salitouna avait su combiner sa vie professionnelle, son foyer et ses nombreuses activités bénévoles à travers notamment une association féminine locale qu’elle dirigeait.
La presse dunkerquoise n’a pas manqué de consacrer de nombreux articles à cette brave femme qui « n’avait pas d’ennemis », selon Le Phare, un quotidien de la région. Le Maire de cette grande ville française où réside une forte diaspora comorienne, a même rendu un vibrant hommage à la mémoire de Salitouna. « Je connaissais très bien Mme Salitouna pour l’avoir souvent rencontrée dans le cadre de ses fonctions municipales à la Direction de l’Enfance et de la Jeunesse », disait Michel Delebarre.
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Morte à 49 ans, cette franco-comorienne avait posé ses valises en France pour la première fois en 1975, année de l’accession des Comores à l’indépendance alors qu’elle n’était encore qu’une petite adolescente. Elle a laissé cinq enfants dont le dernier est âgé de 21 ans. Son époux, Oumouri Lihoma Ali, qu’elle avait laissé à Paris, pour venir assister à un mariage d’un membre de sa famille, a tenu à faire le déplacement « pour se recueillir à sa mémoire de sa femme et entamer un long travail de deuil », nous a-t-il confié hier, 48h avant d’embarquer sur le vol retour qui doit quitter Moroni ce lundi, après un séjour d’une semaine en compagnie des 180 autres membres des familles des victimes, spécialement arrivés de France pour cette douloureuse circonstance.
Voici le témoignage émouvant d’une collègue de travail de la Salitouna : « Je n’en reviens toujours pas… depuis ce matin, je n’arrête pas de pleurer. Dès que je vois sa tasse, son siège, les larmes montent. On était toujours ensemble. Jeannette ? Elle n’avait pas d’ennemis. C’est pas possible. Elle ne méritait pas de partir comme ça. En plus à deux jours de la fin de l’école… »
Son époux, Oumouri Lihoma, un ancien employé du FADC, lui aussi connu pour sa gentillesse et son professionnalisme, a été particulièrement ému pour les nombreux témoignages de sympathie et de compassion à son égard de la part de nombreux amis et anciens collègues.
El-Had Said Omar
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