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| Société - L’aviation civile auditionnée |
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| Une enquête technique diligentée par l’OACI est en cours |
| Publié par: HZK-Presse: 17/07/2009 - 18:56:58 |
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| Depuis Montréal où l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale a son siège, un premier rapport préliminaire a été livré par l’aviation civile de l’Union des Comores 48 heures après le crash du vol IY626 de l’A310 de la compagnie yéménite. Il s’agit d’une procédure légale et obligatoire exigée par l’OACI conformément à l’annexe 12 relatif aux démarches de « recherches et sauvetages ». L’aviation civile des Comores a ordonné et a suivi de près les opérations de recherche et de sauvetage, dit-on à la direction générale, en mobilisant les compagnies aériennes de la place et les bateaux opérant dans la zone pour apporter les premiers secours.
C’est encore elle qui a contacté les pays amis dont la France, l’Afrique du Sud, Madagascar et les USA en collaboration avec le ministère des relations extérieures, a-t-on affirmé hier à La Gazette. Certes les recherches et les opérations de sauvetage n’ont pas donné les résultats escomptés. Néanmoins, la petite Bahia Bakari, unique rescapée, a été sauvée par la partie comorienne. L’aviation civile comorienne s’est déployée aussi pour suivre la direction de l’appareil, mais l’absence des gros moyens de sauvetage fait encore défaut à notre pays.
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C’est à partir de ces éléments que le premier rapport fut établi, sous la vigilance du reste des acteurs. Des démonstrations d’atterrissages ont été effectuées en présence du staff technique de l’aviation civile nationale afin de poser les postulats possibles des causes de l’accident. Cette démonstration a donné comme résultats « l’identification du périmètre où l’appareil s’est abîmé. Il reste donc à vérifier les hypothèses et cela prendra du temps » nous a-t-on répondu.
L’autorité comorienne, en l’occurrence la vice-présidence en charge des transports a procédé dès les premières heures du crash à la désignation d’un enquêteur principal entouré entre autres du BEA (bureau enquête et analyse) de la France, venu assister le pays, aux cotés de représentants du Yémen et des éléments du dispositif des USA. « Le but d’une telle enquête étant de savoir les causes exactes du crash qui pourraient s’expliquer par quatre facteurs », insiste le directeur général de l’aviation civile comorienne, M. Abdou Said. Il peut s’agir selon lui « des conditions météorologiques dangereuses, des problèmes techniques, une erreur humaine ou un acte criminelle (terroriste) ».
C’est ainsi que dans un mois un deuxième rapport est entendu par le siège mondial, le seul autorisé à rendre publique à travers les 190 pays membres de l’Oaci, les causes exactes du crash et ce, conformément à l’annexe 13 régissant l’organisation. L’Union des Comores ne pourrait en aucun cas dissimuler un indice quelconque, dès lors que le pays est sous contrôle international.
Le directeur général de l’aviation civile, se dit « confiant » et estime avoir agi suivant les règles en vigueur au sein de l’organisation de l’aviation civile internationale. Toutes les décisions ou les manœuvres sont partagées entres les cinq directions techniques que compte l’aviation civile comorienne. Son institution a été auditionnée entre janvier et février 2008 par l’Oaci et au terme d’un tel audit, le pays est contraint de corriger les défaillances observées en matière de navigation et autres. Sachant également que des acquis de non moindre importance dans le domaine ont été obtenus, se félicite ce haut responsable.
Pour l’instant souligne-t-il, le problème n’est pas là, car nous ne sommes pas les seuls parmi les 190 pays membres de l’OACI à avoir des manquements. A en croire M. Abdou Said, « il y a lieu de faire toute la lumière sur les causes exactes du crash » et c’est la raison pour laquelle les autorités comoriennes ont fait appel à l’expertise nécessaire et se plient aux exigences de l’OACI. Les familles des victimes doivent encore patienter, surtout que la découverte des boites noires « ne serait plus qu’une question de jours », selon le commandement des Forces armées françaises de la zone Océan indien (FAZOI).
A. Nabahane
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