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| Société - Fait divers |
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| Un collectif de jeunes de Mitsoudje réclame la lumière sur la mort de Farouk Mohamed |
| Publié par: HZK-Presse: 16/07/2009 - 14:58:30 |
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| Mohamed Farouk s’en est allé le 3 juillet après environ deux mois de détention à la maison centrale de Moroni. La famille ainsi que les proches de cet inspecteur du trésor et secrétaire général du syndicat des agents du ministère de finances exigent aujourd’hui que toute la lumière soit faite sur cette disparition subite.
C’est pour cet objectif, que ce mercredi 15 juillet, plus d’une centaine de jeunes de Mitsoudje ont organisé une marche dans la capitale qui s’est poursuivie jusqu’au palais de justice pour déposer une plainte. Les participants à cette marche, qui brandissaient des pancartes réclamant la justice après cette affaire, ont prononcé des prières à la mémoire du disparu devant les escaliers qui remontent à la salle d’audience du palais de justice face aux juges qui, habillés de leur toges noires s’étaient mis sur la véranda pour assister la foule.
« Farouk est tué, nous voulons la justice » ou encore « Marchons contre l’injustice exercée autour de Farouk », sont quelques uns des messages qu’on pouvait lire sur les pancartes. « Nous manifestons aujourd’hui pour démontrer notre mécontentement suite à la disparition de Farouk. Mais aussi faire savoir aux institutions du pays en général et à l’institution judiciaire en particulier, que la justice est une partie intégrante des droits de l’homme », a déclaré Djouneid Djoubeir devant les manifestants.
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Pour ce conseiller d’entreprise, « les droits de l’homme ainsi qu’une justice équitable n’étaient pas respectés dans cette affaire ». Estimant que « les circonstances de la mort de Farouk ne sont pas claires », le collectif des jeunes de Mitsoudje était donc venu porter plainte devant la justice pour que toutes les responsabilités soient dégagées dans ce dossier. « Ce que vous avez entamé aujourd’hui, c’est le début d’un combat qui ne s’arrêtera jamais tant que toute la lumière ne sera pas faite dans cette affaire », a lancé Me Saïd Larifou aux manifestants.
Cet avocat qui déclare avoir subi la même forme d’injustice, il y a quelques années de la part de la justice comorienne s’est dit prêt à soutenir ce combat jusqu’au bout. « J’étais arrêté et jeté en prison sans raison », a-t-il soutenu avant de rappeler que lui aussi était tombé malade lors de sa détention et qu’il a été obligé de verser une caution de 3 millions de francs comoriens pour pouvoir quitter le territoire et aller se faire soigner à l’île de la Réunion.
« Farouk était arrêté pour des raisons politiques et la réponse à cette injustice doit être politique », a-t-il mentionné. Il faut rappeler que Farouk Mohamed est décédé à l’hôpital El-maarouf où il a été transféré par les responsables de la maison d’arrêt de Moroni alors que son état sanitaire s’était dégradé. Il était arrêté dans son village de Mitsoudjé au mois de mai dernier lors de la campagne référendaire sur la révision constitutionnelle.
A.F
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