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| Société - Célébration du 6 juillet |
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| Une fête nationale dans la brouille à Mwali |
| Publié par: HZK-Presse: 09/07/2009 - 13:48:46 |
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| Le mot d’ordre lancé par le chef de l’Etat de célébrer la fête de l’indépendance par des manifestations religieuses, suite au crash du vol de l’A310 de Yemenia Airways le 30 juin dernier et qui a plongé notre pays dans un deuil national de 30 jours, a été bien suivi à Mohéli. Cependant, force est de constater que les différends d’ordre politique qui opposent l’exécutif de l’île et le gouvernement central n’ont pas été mis de côté.
Alors que la Place de l’indépendance accueillait les gens venant des différentes localités de l’île pour assister à la lecture du saint Coran et les prières pour les victimes du crash, l’exécutif de l’île dans sa totalité a entrepris une visite funéraire des tombeaux historiques de l’île. Ceci après une prière dans la grande mosquée de vendredi pour également les victimes de la catastrophe.
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La pace de l’indépendance n’avait pas en tout cas l’air d’accueillir une grande manifestation religieuse. Une trop faible participation, avec quelques dizaines de personnes venus de part et d’autre sans pouvoir occuper toutes les chaises prévues pour la cérémonie, a-t-on constaté.
Certains parlent d’une mauvaise organisation due, d’une part au bouleversement du programme en raison du drame survenu à quelques jours seulement de la fête. Après la lecture de la sourate Yassine, le notable et ancien Cadi de Mohéli, Kambi Nourou, viendra improviser un petit discours dont le contenu s’est basé essentiellement sur le comportement que tout musulman doit avoir dans ce bas monde et surtout face à une telle situation. Et c’est sur ce discours, qu’a pris fin la cérémonie.
Du côté de l’exécutif de l’île, après les prières à la grande mosquée de vendredi, la file des voitures avec sirènes s’est rendue au cimetière de Minadzini où reposent tous les anciens gouverneurs de l’île, puis à Salamani où reposent les victimes tués par balle, lors du mouvement mohélien « d’embargo » à connotation séparatiste de 1994, ensuite à Djoiézi et enfin à Nioumachioi et Ouallah.
L’après-midi après la prière de 15h, retour à la grande mosquée de vendredi, où l’exécutif de l’île a organisé une grande manifestation religieuse pour implorer bénédiction d’Allah aux frères et sœurs victimes du drame, et pour un avenir meilleur à ce pays, mais aussi « pour que le 6 juillet prochain soit fêté avec un Mohélien à la magistrature suprême » dira le directeur de cabinet au ministère du tourisme et transport de l’île, Mr Abdillah Assane, que nous avons pu interroger après la cérémonie.
Et celui-ci d’ajouter que le chef de l’Etat devait en son absence dans l’île, laisser au chef de l’exécutif de l’île le soin d’organiser cette manifestation « mais pas à une coordination, il [désignant le président Sambi] n’a même pas cherché à impliquer les exécutifs des îles dans l’organisation, c’est donc du mépris à notre égard » dit-il. « Nous avons donc célébré la fête à notre façon tout en suivant quand même la règle du jeu qui est manifestation religieuse » a-t-il conclu.
L’on apprendra par des sources bien informées que le Coordinateur de l’Union à Mohéli, a tenté à plusieurs reprises d’impliquer l’exécutif de l’ile dès la préparation mais hélas ! Ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un seul et unique point, l’appellation de « Gouverneur » pour les proches Sambi, ou « Président » pour ceux de l’exécutif insulaire. « La crise ne fait que commencer » nous dira un observateur qui était présent à la Place de l’indépendance.
Mouayad Salim
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